La lente déchéance du Dakar-Niger

En novembre dernier, je vous racontais comment je n’avais pas pris le train Dakar-Bamako (ou plus précisément le « Dakar-Niger » car la ligne allait à l’origine jusqu’à Koulikoro, un peu en aval de Bamako sur le fleuve Niger). Mais à défaut de prendre ce célèbre train désormais très malade, j’ai suivi la ligne par la route, en m’arrêtant notamment à Kayes, au Mali.

Un train de marchandises à l'arrêt en gare de Kayes, au Mali. Seuls les trains de marchandises font encore le voyage Dakar-Bamako / A freight train during a stopover in Kayes, Mali. Only freight trains still travel all the way from Dakar to Bamako

Un train de marchandises à l’arrêt en gare de Kayes, au Mali. Seuls les trains de marchandises font encore le voyage Dakar-Bamako / A freight train during a stopover in Kayes, Mali. Only freight trains still travel all the way from Dakar to Bamako

C’est ce qui m’a permis de réaliser ce portfolio [texte en allemand] pour la Deutsche Welle. Comme c’est souvent le cas à la DW, la galerie a été adaptée dans plusieurs autres langues : ici en anglais et là en haoussa. [Ajout le 24.04.2014 : et désormais en français.]

L’occasion de réécouter, si le cœur vous en dit, le reportage diffusé à l’époque dans le magazine « Afrique 7 jours » (ici dans une version longue) :

The slow decay of the Dakar-Niger

In November, I told you the story of how I didn’t travel with the Dakar-Bamako train (or more accurately the « Dakar-Niger » since the railway used to go as far as Koulikoro, downstream of Bamako on the Niger river). But instead of travelling with this train, now very ill, I followed the railway by car and bus and spent a few days in Kayes, in the western part of Mali.

That’s how I managed to put this portfolio together for Deutsche Welle. As is often the case at DW, the gallery has been adapted into several other languages: in German here and in Hausa there. [Added on April 24th, 2014: and now in French.]

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L’embouteillage polyglotte

Le voyage est fini, mais il se poursuit dans les médias. Dernière livraison en date, ce portfolio sur le problème des embouteillages en Afrique, et comment les villes du continent essayent d’y répondre.

D’autres versions sont disponibles sur le site de la DW : en anglais, en allemand, en grec et en haoussa !

Dans les bouchons en arrivant au Plateau, à Abidjan / A traffic jam on the way to the Plateau in Abidjan

Dans les bouchons en arrivant au Plateau, à Abidjan / A traffic jam on the way to the Plateau in Abidjan

The multilingual traffic jam

The travel is over, but it continues in the media. One of my last jobs was this portfolio on the issue of traffic jams in Africa and how the continent’s cities are trying to tackle the problem.

Other versions of the portfolio are available on DW’s website: French, German, Greek and Hausa!

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Et un kit du reporter de plus

En rentrant en Allemagne, j’ai défait mes deux sacs à dos avec un plaisir non dissimulé. Et ils prennent depuis la poussière à la cave.

Ils m’ont pourtant bien servi. Ils contenaient tout ce dont j’avais besoin pour la vie quotidienne pendant le voyage et pour pouvoir réaliser les reportages. Si j’avais fait ce genre de voyage il y a 20 ans, je n’aurais sans doute pas pu voyager aussi léger.

On trouve régulièrement sur internet des articles détaillant le kit du parfait reporter, mon kit à moi n’était sans doute pas parfait, mais j’en suis tout de même très satisfait. Voilà en gros de quoi il se composait :

un enregistreur numérique Zoom H4n. Très léger, simple d’utilisation. On peut y brancher un microphone externe, ce que je ferai probablement à l’avenir car les microphones du Zoom sont peu directionnels et ils sont très sensibles aux mouvements des mains sur l’appareil.

En reportage près de Bouaké, en Côte d'Ivoire / Reporting from Bouaké, in Ivory Coast

En reportage près de Bouaké, en Côte d’Ivoire / Reporting from Bouaké, in Ivory Coast

– un ordinateur portable avec le logiciel de montage audio Dira! Startrack. Un logiciel que je connais bien pour l’avoir utilisé à la Deutsche Welle. Si je n’avais pas pu me faire prêter ce matériel par la DW, j’aurais sans doute opté pour Audacity.

le disque dur de l’ordinateur était bien plein à la fin du voyage, entre les sons (les projets pèsent particulièrement lourd) et les photos… Un disque dur externe peut être une bonne idée, s’il aime être secoué un peu.

– il est bon d’avoir une vraie souris d’ordinateur car le montage avec le pavé tactile n’est pas simple.

– un appareil photo reflex Canon EOS 450D. Avec de quoi nettoyer l’objectif, parce qu’il y a constamment beaucoup de poussière.

– des piles de rechange (en sachant qu’il faut ensuite les transporter tout le long du voyage, car il n’y a pas de circuits de recyclage dans la plupart des pays africains).

– j’avais emporté un petit trépied pour l’iPhone, pour faire éventuellement des vidéos. Mais la qualité des images était vraiment limitée et le téléchargement des vidéos sur l’ordinateur posait problème.

des clés USB et cartes SD de rechange.

– un lecteur externe permettant de lire les cartes mémoires d’appareil photo (ça m’a été particulièrement utile, mais la plupart des ordinateurs portables récents ont au moins un lecteur de carte SD intégré).

un téléphone portable désimlocké : si possible un modèle qui accepte les cartes SIM grand format. S’il est très facile d’acheter une carte SIM (sauf en Afrique du Sud), il est plus compliqué de trouver quelqu’un pour la retailler au format mini-SIM.

un adaptateur de prise électrique : attention, le format des prises n’est pas le même au Ghana et en Afrique du Sud, par exemple.

Quelques-unes des cartes SIM achetées pendant le voyage / Some of the SIM cards I bought during the trip

Quelque-unes des cartes SIM achetées pendant le voyage / Some of the SIM cards I bought during the trip

One more reporter kit

When I arrived in Germany after the trip, it is with a real pleasure that I unpacked my two backpacks. They are now sitting in the basement.

It is kind of mean since they served me well. They carried everything I needed for my daily life during the travel and to be able to do my job. If I had done this kind of trip 20 years ago, my bags would have been much heavier.

Quite often, you can read online articles detailing what kind of gear you need when you’re a travelling reporter. Mine was probably not perfect regarding all those tips but it was still very satisfactory. It was composed of:

a Zoom H4n digital audio recorder. Light and quite simple to use. You can plug in an external microphone, which I will probably do in the future, since the Zoom’s twin microphones are not very directional and a bit too sensitive to the hands’ moves on the device.

– a laptop with the Dira! Startrack audio editing software. It is the software I used to work with at Deutsche Welle. And if I hadn’t been able to get this laptop lend by DW, I would probably have used my laptop with Audacity.

– the hard drive of the computer was quite full at the end of the trip, because of the sounds (the projects weigh particularly heavy) and the pictures… Bringing an external hard drive can be a good idea, if it likes travelling.

– it is good to have a real computer mouse, because editing with the laptop’s pad is not very easy.

– a Canon EOS 450D reflex camera. And what you need to clean the lens, since there’s a LOT of dust and sand…

spare batteries (knowing that you have to carry them home: it’s impossible to find a place to recycle them in most of African countries).

– I had brought a short tripod for the iPhone, to be able to shoot videos. But the quality of the images was quite low and I had trouble downloading the videos to the computer.

spare USB sticks and SD cards.

an external reader for memory cards (it was very useful for me, but most of recent laptops have a SD card slot)

an unlocked cellphone, one that can work with normal SIM cards. It is very easy to buy SIM cards (except in South Africa), but it can be hard to find someone to cut one to fit the mini-SIM format

a socket adaptor: attention, the sockets are not of the same type in Ghana and South Africa for example.

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Un (tout petit) aperçu de l’Afrique du Sud

Après trois mois passés sur la route, je crois que j’avais eu ma dose de transports et je suis resté (relativement) immobile lors des deux dernières semaines du voyage, au Cap. J’ai tout de même fait le tour de la péninsule du Cap. J’en ai rapporté ces quelques photos.

A (tiny) glimpse of South Africa

After three months on the road, I think I had my share of transport and I stayed (relatively) motionless during the last two weeks of the trip, in Cape Town. But, I still managed to explore the Cape Peninsula. Here are a few pictures I brought back from this tour.

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Déserte, la Namibie ?

Sur un territoire grand comme la France et l’Allemagne réunies, la Namibie ne compte qu’un peu plus de deux millions d’habitants. Humains. Mais on est rarement seul en Namibie. C’est l’un de rares pays au monde où la vie sauvage est encore présente sur presque tout le territoire.

Si les lions se font discrets, il est assez commun de rencontrer des phacochères, des babouins, des girafes, des zèbres et différents types d’antilopes. Si l’on a de la chance (enfin c’est relatif), on peut tomber sur un léopard.

La présence animale, c’est aussi : les mouches qui vous sifflent aux oreilles constamment, les moustiques (plus bruyants qu’en Afrique de l’ouest), les guêpes qui vous attaquent en traître par derrière et tous types d’êtres minuscules aux habitudes étranges.

Tel cet insecte appelé fourmi-lion, dont la larve s’installe au fond d’un piège de sable, où elle prend ses victimes prisonnières, leur lançant du sable pour les faire glisser. J’ai vu une fourmi (pas lion) échapper de justesse à l’un de ces pièges. Ça m’a rappelé une fameuse scène de Star Wars.

Is Namibia really deserted?

On a territory as large as France and Germany put together, Namibia only has a bit more than two million inhabitants. Humans. But you rarely feel alone in Namibia. It is one of the few countries in the world where wildlife is still present on almost the entire territory.

Lions tend to stay discrete, but it’s very common to meet warthogs, baboons, giraffes, zebras and various types of antelopes. If you are lucky (well, it’s a point of view), you can even stumble upon a leopard.

Animal presence is also: flies buzzing in your ears constantly, mosquitoes (a lot noisier than the ones in West Africa), wasps attacking you from behind and all kinds of tiny creatures with strange habits.

Take this insect, the « ant-lion ». Its larva builds traps made of sand and hides at the bottom. And it throws sand at its future victims, making them slide down the trap. I saw an ant (not a lion one) that managed to escape one of those traps. It reminded me of a famous sequence in Star Wars.

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Douala et Yaoundé : le Cameroun côté ville

C’est bien dommage, surtout quand je pense au temps et aux efforts nécessaires pour obtenir le visa, mais je n’ai vu du Cameroun que ses deux plus grandes villes : le grand port qu’est Douala et la capitale Yaoundé.

Des villes pas faciles à aborder pour les nouveaux venus. S’y déplacer est un vrai défi. Attraper un taxi un exercice de patience et de puissance vocale : depuis le trottoir (quand il y en a un), il faut crier sa destination et le prix que l’on est prêt à payer à des chauffeurs blasés qui ralentissent juste assez pour vous entendre, avant de ré-accélérer vers d’autres destinations que la vôtre. Il m’est arrivé plus d’une fois de renoncer ou de faire le chemin à pied.

Et je ne vous parle pas des jours où le président (ou la Première dame) a décidé de faire un tour en ville

Douala and Yaoundé: the urban side of Cameroon

It’s a shame, especially when I think how much time and effort it took me to get the visa, but I’ve not seen much of Cameroon. Just its two biggest cities: the main harbour that is Douala and the capital town Yaoundé.

Both are not easy for newcomers. Moving around is a real challenge. Getting a taxi an exercise in patience and vocal power: from the sidewalk (when there’s one), you have to shout your destination and the price you’re ready to pay to a driver who couldn’t care less. He slows down just long enough to hear you and speeds up again towards another direction. It happened more than once that I finally gave up or went on foot.

And I don’t even start telling you about the traffic when the president (or the First lady) wants to drive downtown [in French]…

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Douala et le vol raté de mon sac à dos

En arrivant samedi en Allemagne, après trois avions et un trajet en S-Bahn, j’ai eu la bonne surprise de me voir offrir un petit voyage à la fourrière. Et la facture était bien en euros, pas en dollars namibiens.

Ça me fait penser que je ne vous ai pas raconté la petite mésaventure vécue pendant mes derniers jours à Douala.

J’avais décidé d’emprunter un nouvel itinéraire pour parcourir, à pied, les quelques centaines de mètres entre mon hôtel et Bonanjo, le centre-ville. Ayant dépassé le rond-point du port, j’étais en train de remonter la colline menant à Bonanjo quand j’ai senti mon sac à dos me tirer vers l’arrière.

Pas convaincu

J’ai l’habitude de tenir toujours l’une des bretelles du sac, je me suis donc retrouvé face à face avec un homme noir. Jeune, je pense. Disons la trentaine. Je ne me souviens pas de grand chose. Il m’a sorti une phrase du genre : « lâche le sac, je te coupe ». J’ai regardé s’il avait un couteau. Pas de couteau. Il semblait n’être pas très convaincu par sa « démarche ». Sa main hésitait sur le sac.

J’ai essayé de saisir la scène. Les voitures qui remontaient du rond-point, les regards des conducteurs et passagers. J’ai crié « dégage ». Plusieurs fois.

Concert de klaxons

Et surtout, les voitures ont commencé à klaxonner. La main a lâché le sac. Il a sans doute couru. Je ne me souviens pas de l’avoir vu quitter mon champ de vision.

L’un des automobilistes qui s’était arrêté m’a fait monter et déposé un peu plus loin. Il s’appelle Guy-Roger.

Le rond-point où mon sac a voulu me fausser compagnie / The roundabout where my bag tried to escape

Le rond-point où mon sac a voulu me fausser compagnie / The roundabout where my bag tried to escape

Cet incident est assez à l’image du Cameroun : attachant et insupportable.

Bien sûr, j’ai raconté cette histoire à des amis à Douala. Et tout le monde m’a répondu : mais c’est bien connu, il ne faut pas passer par là. Il y a des jeunes désœuvrés qui attaquent les passants. Des Tchadiens, paraît-il.

La police veille

Je me suis étonné : « Mais il y a un poste de police à moins de 200 mètres ! »

Ce no man’s land et ses dangers ne sont pas nouveaux, d’après ce que l’on m’a dit. Un jour, un responsable de la ville qui entendait les gens se plaindre de ces attaques s’est rendu sur place avec son garde du corps. Et ça n’a pas raté : il a été agressé.

C’est ce qui a entraîné l’ouverture du dit poste de police.

Ce qui n’a rien changé à l’insécurité de cette zone. Allez comprendre…

Douala and the failed theft of my backpack

Arriving home on Saturday, after three flights and a S-Bahn ride, I had the nice surprise of getting a « free » travel to the car pound. And the bill had to be paid in euro, not in Namibian dollars.

That reminds me I haven’t told you about the little misadventure I had during my last few days in Douala.

I had decided to take a new itinerary to walk the few hundred meters from my hotel to Bonanjo, the city center. After passing the harbour’s roundabout, I was walking up the hill towards Bonanjo, when I felt that my bag was pulling me in the other direction.

Not convinced

I’m used to always hold one of the straps of my bag, so I found myself facing a black man. Quite young, I think. About 30. I don’t remember much about him. He said something like: « let go of the bag, I cut you ». So I watched to see if he had a knife. No knife. He didn’t seem to be very convinced of this « approach ». His hand was hesitating.

I tried to capture the scene. Cars driving up from the roundabout, drivers and passengers looking at us. I shouted « go away ». Several times.

Honking concert

And more importantly, a few cars started honking. His hand let go of the bag. He might have run away. I can’t remember seeing him leaving my field of vision.

One of the drivers who had stopped let me get on his car and drove me downtown. His name is Guy-Roger.

À Douala, les zones limitrophes entre quartiers sont souvent dangereuses / In Douala, areas located at the border of two neighbourhoods are often dangerous

À Douala, les zones limitrophes entre quartiers sont souvent dangereuses / In Douala, areas located at the border of two neighbourhoods are often dangerous

This incident looks a bit like my whole Cameroon-experience. The country is both endearing and unbearable.

Of course, I told this story to my friends in Douala. And they answered: everybody knows that, you shouldn’t walk this way. Young unemployed people attack the people who pass by. They come from Chad, so the common belief.

The police is there…

I was very surprised: « But there’s a police station less than 200 meters away! »

This no man’s land and its dangers are not new. Once, a city official who kept hearing the complaints of people about these attacks decided to go and check by himself. With his bodyguard. And… he was assaulted.

That’s when the police station was opened.

But it didn’t change anything to the insecurity in this area. Go figure…

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La DW au régime

Vous l’avez sans doute compris, mon principal employeur est la radiotélévision internationale Deutsche Welle, pour laquelle je travaille depuis près de quatre ans maintenant.

Lorsque j’y suis arrivé, la rédaction francophone, spécialisée sur l’info africaine depuis plus de 50 ans, réalisait trois heures de direct radio par jour. De quoi occuper largement la vingtaine de journalistes basés à Bonn et de quoi donner aussi un peu de travail à un important réseau de correspondants : la DW peut compter sur des journalistes dans la totalité des pays francophones d’Afrique, à l’exception du Tchad, où l’on a tendance à envoyer les professionnels des médias derrière les barreaux.

L’info n’a pas fait beaucoup de bruit sur les sites francophones, mais la DW, sous l’impulsion de son nouveau directeur général Peter Limbourg, a décidé de se donner les moyens de concurrencer les grands médias anglophones internationaux. Notamment en renforçant sa présence télévisée en anglais.

Et pour y parvenir, la DW étant financée à 100% par l’État allemand qui n’a a priori pas l’intention d’augmenter notablement le budget, il est question de grands chambardements internes annoncés à mots peu clairs il y a huit jours.

Plusieurs magazines TV en allemand vont être supprimés, plusieurs rédactions savent déjà qu’elle vivent leurs derniers mois (notamment celles en langue bengali et en portugais pour l’Afrique) et si l’Afrique a été citée comme l’une des régions-cibles prioritaires dans cette DW du futur, ce n’est pas le cas du français pour l’Afrique.

Les informations sont encore à confirmer mais il est question d’une réduction très nette du temps d’antenne quotidien (deux heures actuellement) et d’une transformation du site internet en une plateforme de commentaire/blogging aux contours peu clairs.

Quant à l’impact de ces transformations sur le personnel… mystère. Mais on peine à imaginer que l’équipe soit maintenue pour faire moins de radio et moins d’internet.

Le siège de la DW à Bonn. Il en existe un autre à Berlin / DW building in Bonn. There's also one in Berlin

Le siège de la DW à Bonn. Il en existe un autre à Berlin / DW building in Bonn. There’s also one in Berlin

DW on a diet

You probably know by now that my main employer is the German broadcaster Deutsche Welle, for whom I’ve been working for almost four years now.

When I first arrived at DW, the French department, that has been specializing on Africa for the last 50 years, produced three hours of live radio every day. Enough to keep about twenty journalists quite busy in Bonn. And enough to give a bit of work to an important network of correspondents : DW French has journalists working for it in all of the francophone countries in Africa, except Chad where media professionals tend to be sent in prison.

The news didn’t make much noise on the francophone websites but DW has decided, under the impulse of its new « Intendant » Peter Limbourg, to try to compete with the big English language international broadcaster. By strengthening its English presence on TV.

Since DW is funded entirely by the German state, which a priori is not planning any important budget rise, money has to be saved within DW. And big structural changes have been announced, in very unclear words, last week.

Several German language TV magazines are about to disappear, a few departments already know they’re living their last months (Bengali department, and also Portuguese for Africa).

Africa has been listed as part of the « regional focus » of DW, but it does not apply to French for Africa.

These news have to be confirmed but there is talks of a significant reduction of daily broadcasting time in French (two hours daily at the time) and a deep transformation of the website into a commenting/blogging platform with unclear contours.

As for the impact of these changes on the staff… it stays unclear too. But it’s hard to imagine that the team will be kept has it is if it has to produce less radio and less online content…

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L’art namibien du panneau de signalisation

Entre la conduite à gauche, la forte présence d’animaux sauvages et le passé colonial… les routes de Namibie sont loin d’être ennuyeuses. Une petite sélection.

The Namibian art of road signs

When you consider the left-side driving, the strong presence of wild life and the colonial past… Namibia’s roads are far from being boring. Here is a little selection.

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Un bien beau bout du monde

On peut trouver pire endroit pour terminer un voyage. Si, si, je vous assure.

Le Cap de Bonne espérance / The Cape of Good Hope

Le Cap de Bonne espérance, à 60 km environ du centre du Cap / The Cape of Good Hope, located about 60 km from the center of Cape Town

Parfois, on se demande quelle idée est passée par la tête des gens qui ont fondé une ville. Pas au Cap. Au contraire. Ce qui aurait été vraiment surprenant, c’est de ne pas avoir l’idée de s’installer là.

Sur sa presqu’île au bout du monde, Le Cap a des atouts touristiques à faire bleuir de jalousie Athènes, Rome ou Barcelone.

Et si cela avait un temps échappé aux masses en quête de nouvelles destinations, ce n’est plus le cas. Au plus tard depuis le Mondial de football 2010, Cape Town est devenu un énorme pôle touristique. Et le faible niveau actuel du rand sud-africain ne va sans doute pas inverser la tendance.

C’est donc au milieu des voitures de location et des cars de tourisme que j’ai atteint hier l’objectif que je m’étais fixé : le Cap de Bonne espérance.

Mais j’ai encore des choses à vous raconter (et des tas de photos du Cameroun, de Namibie et d’Afrique du Sud), alors n’effacez pas tout de suite le blog de la liste de vos favoris.

Il en coûte 105 rands (environ 7 euros) pour accéder au site du Cap de Bonne espérance / It costs 105 rands (about 7 euros) to enter the site of the Cape of Good Hope

Il en coûte 105 rands (environ 7 euros) pour accéder au site du Cap de Bonne espérance / It costs 105 rands (about 7 euros) to enter the site of the Cape of Good Hope

A damn nice end of the world

Believe me, one can find a worse place to finish a trip. Yes, one can.

Sometimes, you ask yourself what did the people think when they first thought about building a town in one place, or another. Not in Cape Town. What would have been very surprising is if people hadn’t thought about building a city there.

On its peninsula at the end of the world, Cape Town has enough touristic potential to make Athens, Rome or Barcelona turn blue with envy.

And if, in the past, the masses looking for new destinations had missed Cape Town, they don’t do it anymore. At least since the Football Worldcup in 2010, the city has become a big touristic magnet. And the current low level of the south-african rand will probably not reverse this trend.

So it is amid rental cars and tourism buses that I reached my trip’s goal yesterday: the Cape of Good Hope.

But I still have a few things to tell you (and lots of pictures from Cameroon, Namibia and South Africa), so please don’t delete my blog from your list of favorites yet.

Le quartier de Bo-Kaap, sur les flancs de Signal Hill, est l'un des plus visités par les touristes / The Bo-Kaap area, on the slopes of Signal Hill, is one of the tourists' favorites

Le quartier de Bo-Kaap, sur les flancs de Signal Hill, est l’un des plus visités par les touristes / The Bo-Kaap area, on the slopes of Signal Hill, is one of the tourists’ favorites

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