Les mille et un métiers du transport

C’est assez incroyable de voir le nombre de mini-métiers qui existent dans et autour du secteur du transport.

Le transport au Sénégal, c'est aussi les voitures à cheval, très présentes dans certains quartiers de Dakar / Horse carriages are quite common in Senegal, even in Dakar

Le transport au Sénégal, c’est aussi les voitures à cheval, très présentes dans certains quartiers de Dakar / Horse carriages are quite common in Senegal, even in Dakar

  • Celui que j’apprécie le moins, c’est celui de « coxer ». Les coxers, ce sont ces jeunes hommes qui repèrent votre taxi dès l’arrivée à la gare routière et essayent de vous convaincre d’aller vers telle ou telle compagnie de bus. Tout ça en courant à côté du taxi en marche. Et même si vous leur assurez que vous avez déjà votre billet pour une autre compagnie. Sitôt à l’arrêt, ils se proposent très énergiquement pour porter vos bagages. D’ailleurs ils les ont déjà en main. On en oublierait presque de payer le taxi (ça a failli m’arriver à Bamako). Ces coxers ne sont pas salariés. Ils gagnent un peu d’argent sur chaque client recruté et peuvent en obtenir encore un peu plus en négociant les meilleures places dans le véhicule.
  • Il y aussi les « apprentis », qui gèrent le placement dans les bus. Ils voyagent toujours à l’avant, à côté du chauffeur et descendent à chaque fois qu’un nouveau passager veut monter ou qu’il y a un barrage sur la route (police, douane, armée… uniforme indéterminé), pour négocier le passage.
  • Il y a les chauffeurs, bien sûr, experts dans les nuances de klaxon et infatigables. Ils peuvent rouler parfois pendant dix heures, quinze heures, voire plus. La plupart du temps, ils ne sont pas propriétaires de leur véhicule. Il semble même que, dans certains cas, ils sont obligés de payer de leur poche quand le carburant prévu ne suffit pas. Ce qui explique peut-être ma panne sèche sénégalaise. Les chauffeurs de taxi, pour la plupart, travaillent également avec une voiture qui ne leur appartient pas.
  • On trouve aussi dans les villes tout un tas de jeunes gens qui vous aident à vous garer (n’hésitant pas à arrêter toute la circulation par de grands gestes démonstratifs), qui jettent un œil sur votre voiture, qui vont éventuellement vous chercher des cigarettes en plus.
Sur les "cars rapides" sénégalais, les apprentis voyagent à l'arrière... / On Senegalese "cars rapides", the apprentice has to travel in the back

Sur les « cars rapides » sénégalais, les apprentis (et certains passagers) voyagent à l’arrière… / On Senegalese « cars rapides », the apprentice (and some passengers) has to travel in the back

  • Il y a tous les vendeurs ambulants qui vivotent grâce aux gares routières et au passage des bus ou taxis-brousse sur les grands axes. Ceux qui, aux carrefours importants des grandes villes, vendent des journaux, des mouchoirs, des jeux de société, des chaussures pour enfant…
  • Un autre genre de vendeur, que l’on rencontre fréquemment en Côte d’Ivoire, dans les bus ou les gares routières, c’est le vendeur de médicaments miracles. Ce sont souvent des gens très, mais alors très, éloquents. Ils peuvent parler sans fin, et de manière très drôle souvent, des vertus de leurs produits. Guérison assurée pour l’impuissance, le cancer, les maladies de la peau, le mal de dos… Tout ça pour 1.000 francs CFA.
  • Il y aussi les garagistes, les réparateurs de pneus, les vendeurs d’essence de contrebande, les laveurs de vitres…
  • Partout, en fait, il y a bien plus d’ « emplois » que ce que l’on trouverait en Europe. À une station-service, il y a presque toujours deux ou trois personnes pour vous servir, plus le personnel à la caisse. C’est la multiplication des petits revenus. Sur les parkings des supermarchés, les agents de sécurité empochent eux aussi un peu d’argent quand ils gardent les meilleures places pour les taxis.
  • Peut-être connaissez-vous d’autres de ces mini-métiers. Vos commentaires sont les bienvenus (ainsi que les abonnements aux mises à jour du blog).
Dans les bus longue distance, les apprentis sont amenés à descendre très souvent / On long distance buses, apprentices have to go out quite often

Dans les bus longue distance, les apprentis sont amenés à descendre très souvent / On long distance buses, apprentices have to go out quite often

The 1.001 jobs of the transport sector

It is quite incredible to see how many tiny jobs exist in and around the transport sector.

  • The one I don’t appreciate much is the “coxer”. The coxers are those young men who try to be the first one to see your cab when you arrive at the bus terminal and want to convince you to choose “their” bus company. They do this while running beside the cab. And even if you keep telling them you already have your ticket for another company. As soon as you stop, they offer you to carry your bag. Actually they are already carrying your bag. You would almost forget to pay the cab (I almost did in Bamako). The coxers are not employees of the bus company, they just earn a little bit for each customer they bring. And they can earn a bit more by offering you to pay for the best seats in the vehicle.
  • The “apprentice” is in charge of telling the passengers where to sit in a bus. They travel at the front, just next to the driver and go out every time a new passenger wants to get on the bus, or there is a roadblock (by the police, the customs, the army… or unknown uniformed men) and they have to negotiate.
  • The drivers, of course. They are masters of the different meanings of the horn. And can drive forever. Ten hours, fifteen hours, sometimes more…. Most of the time, they don’t own their vehicle. Actually, it seems that in some cases, they have to pay for gas when the fuel provided was not enough. This could explain why we ran dry in Senegal. Most of cab drivers don’t own their cab either.
  • In bigger towns, you’ll find lots of young people who help you at parking your car (they don’t hesitate to stop the traffic in a very demonstrative way), keep an eye on your vehicle and even go and get cigarettes for you if you want.
Dans les taxis de Bamako, le tableau de bord est souvent utilisé comme support de publicité improvisé / In Bamako's cabs, the dashboard is often used as a place for improvised advertising

Dans les taxis de Bamako, le tableau de bord est souvent utilisé comme support de publicité improvisé / In Bamako’s cabs, the dashboard is often used as a place for improvised advertising

  • There are the street vendors, working at bus terminals or along important roads, or at crossings, where they sell newspapers, paper tissues, board games, children shoes…
  • Another kind of vendor, which you meet quite often in Ivory Coast, in bus terminals or inside the bus: the miracle medicine vendor! They are very, very eloquent. They can talk without end and are usually quite funny. Their products cure impotence, skin diseases, cancer, backaches… For just 1.000 francs CFA.
  • There are also: mechanics, tire repairmen, window cleaners, smuggled fuel vendors….
  • Almost everywhere you go, there are far more “jobs” than in Europe. At gas stations, there are almost always two or three people for filling the tanks, plus a few cashiers inside. They’re an incredible quantity and variety of tiny incomes. On supermarkets’ parking lots, security agents even earn a bit by keeping good spots for cab drivers.
  • Maybe you know other “jobs” like those. Don’t hesitate to comment on this post (and subscribe to the blog updates).
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4 commentaires pour Les mille et un métiers du transport

  1. Laurence B. dit :

    Les charlatans à la Lucky Luke! Qui aurait cru que ça existait encore…

  2. free2africa dit :

    Salut Sébastien Martineau!
    Bon courage pour cette aventure Bravo, je te salut pour ça ce son des salut d’un Africain.
    Aksil Ameknas

    Twitter: Africa Free @Free2Africa
    http://www.africawithoutborders.wordpress.com

  3. Caroline dit :

    Bravo à toi pour ton courage, j’ai des souvenirs de situations similaires à Tanger, situations pas toujours bonnes pour nos petits nerfs d’européens pressés,sauvages et égocentriques. J’ai hâte de passer du temps avec toi pour que tu me racontes

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