La Toyota de location et les routes de Namibie

En préparant ce voyage, je suis tombé sur le livre d’un photographe allemand qui a parcouru l’Afrique en Land Rover. Il raconte son étonnement au passage de la frontière entre l’Angola et la Namibie. D’un seul coup, après des mois de galère et d’embourbements, il pose les roues sur une route namibienne. Un bonheur d’asphalte bien lice et de lignes encore fraîches.

Le genre de panneau d'indication qui ne fait pas plaisir quand on est secoué depuis trois heures déjà / The kind of sign you'd prefer not to see when your car has been shaking for three hours already

Le genre de panneau d’indication qui ne fait pas plaisir quand on est secoué depuis trois heures déjà / The kind of sign you’d prefer not to see when your car has been shaking for three hours already

Débarquant de l’avion en provenance du Cameroun, j’ai également eu du mal à en croire mes yeux lorsque j’ai vu la route qui relie l’aéroport à Windhoek, la capitale. Je me suis demandé pourquoi la coopération allemande conserve, en Namibie, un projet visant à améliorer les routes.

Et puis j’ai découvert l’autre réalité routière namibienne (vous allez me dire que c’est loin d’être le seul pays concerné) : celle des routes en terre. La grande majorité.

17 km d’asphalte…

Dérogeant à la règle qui voulait que j’emprunte uniquement les transports en commun, j’ai loué un véhicule pour quelques jours, pour me rendre à Sesriem, et de là à la découverte des dunes de sable de Sossusvlei.

L’itinéraire que l’on m’avait donné se résumait ainsi : 300 km, parcourus en 4 heures environ. Mais… seuls les 17 premiers kilomètres étaient asphaltés. Et mon véhicule avait davantage sa place dans les bouchons d’Abidjan : une Toyota Corolla.

Je ne sais pas si vous avez déjà conduit sur ce genre de routes, mais même si on les entretient régulièrement, elles se déforment rapidement. Elles se creusent par endroits, mais surtout, il se forme à la surface des petites vagues, qui mettent les voitures de ville à rude épreuve. Et les conducteurs aussi (qui en plus doivent se souvenir qu’il faut rouler à gauche). Le dessous du véhicule est soumis à un véritable bombardement de cailloux de toutes tailles.

Les 4×4 passent sur ces routes sans broncher, à 80 ou 100 km/h pendant que la Corolla plafonne à 60 quand le sol est clément. Et logiquement, on ne croise quasiment que des 4×4. Bravo le journaliste bien renseigné… C’est presque aussi futé que de descendre dans les calanques en Birkenstock.

Ah, j’oubliais : le trajet vers Sesriem a pris plus de six heures. Le suivant vers Swakopmund a été encore plus épuisant. Pauvre Corolla.

Un engin en train de remettre la route en état / A machine doing its best (I hope) to make this road smoother

Un engin en train de remettre la route en état / A machine doing its best (I hope) to make this road smoother

A rented Toyota and the Namibian roads

While preparing for this trip, I found a travel book from a German photographer who went all around Africa with a Land Rover. He tells about how amazed he was when he drove into Namibia, coming from Angola. Suddenly, after months of chores and getting stuck in the mud, he set tires on a Namibian road. A real delight made of smooth asphalt and fresh lines.

The same happened to me. When I first landed in Namibia, coming from Cameroon, it was hard to believe my eyes when I saw the road that links the airport to Windhoek, the capital town. I even wondered why the German cooperation keeps financing a project aiming at improving the roads down here.

And then I discovered the other reality of Namibian roads (you’re gonna tell me it’s not the only one country facing this problem): the one of dirt roads. The vast majority.

17 km of asphalt…

For once, I didn’t respect my own rule of travelling with public transport and I rented a car for a few days. I wanted to go to Sesriem and from there discover the sand dunes of Sossusvlei.

The itinerary I was given was simple: 300km, for about four hours of drive. But… only the first 17 km were asphalted. And my car would have been better in an Abidjan traffic jam: it was a Toyota Corolla.

I don’t know if you’ve ever driven on this kind of roads, but even if they are maintained regularly, they change very quickly. Ditches appear here and there but the worst phenomenon is the « little waves ». They are a real pain for the city cars. And the drivers (who have to remember they should drive on the left side, yes they should). The car’s bottom has to face a never-ending rain of stones, small and big.

The 4×4 drive on those roads without even noticing, going 80 or 100 km/h while the Corolla has to stay under 60 (when the ground is nice). And logically, you see almost only 4×4 on dirt roads. Well done the well informed journalist… It was almost as smart as walking down the Calanques with only Birkenstock on…

Oh, I forgot to tell you: the travel to Sesriem took more than six hours. And the next one, to Swakopmund was even more exhausting. Poor Corolla.

Dans les villes de Namibie, il ne manque ni d'asphalte ni de panneaux d'indication / In Namibian towns, it lacks neither asphalt or information signs

Dans les villes de Namibie, il ne manque ni d’asphalte ni de panneaux d’indication / In Namibian towns, it lacks neither asphalt or information signs

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2 commentaires pour La Toyota de location et les routes de Namibie

  1. Le capitaine de Circé dit :

    Eh oui, mon garçon… La latérite et la « tôle ondulée », les anciens de la Coloniale, ça connaît ! Tu nous aurais demandé… On t’aurait dit. Mais voilà, comme d’hab’, Môssieur dit rien à personne AVANT, il fait comme il veut quand il veut et même qu’il ose se plaindre… APRÈS !
    En tout cas, la « tôle ondulée », à au moins 60 à l’heure ça le fait… C’est la vitesse à laquelle les pneus « volent » de crête en crête (l’inertie de la réponse des amortisseurs fait que à cette vitesse la suspension de la roue n’a pas le temps de redescendre avant de rencontrer la prochaine crête. Faut oser y aller, et après… ça « vole » tout seul !!!!!
    En tout cas, mon Scipion (si tu piges pas, demande !) je te souhaite du bon temps dans les anciennes colonies germaniques et ne te fais pas trop brûler par le soleil.

    • M.S. dit :

      Tu penses bien qu’ayant vu le Salaire de la peur, j’ai pensé à accélérer un peu. Mais là se pose un autre problème : les trous plus profonds et plus grands. Et là, la Toyota n’aime pas, mais alors pas du tout…

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